samedi 13 juin 2009

Au service de la Moldavie


Trois jeunes travailleurs handicapés, adhérents de l'ADAPEI, s'engagent dans une action humanitaire en faveur de la Moldavie.

L'Association départementale de parents,de personnes handicapées mentales, et de leurs amis (ADAPEI), structure polyvalente, qui s'efforce de sortir de l'anonymat et d'intégrer dans le tissu social,autant que faire se peut, nombre d'handicapés et résidents des différentes entités placées sous sa coupe , est éminemment dans son rôle lorsqu'elle assure la promotion, en partenariat avec l'association « Passerelle pour la Moldavie » et Emmaus , du « projet Moldavie » qui se décline en une aide directe à la réalisation et à l'aménagement d'une cantine scolaire ainsi que des sanitaires à Capallia, village moldave, d'une particulière précarité.
Ce projet a vu le jour le 8 mai 2008 lorsqu'une marche de solidarité organisée à l'Esat de Haguenau (Etablissement et service d'aide par le travail) avait permis aux travailleurs de cette structure de récolter la somme de 3000 euros, en soutien à l'oeuvre humanitaire, raison d'être de l'association « Passerelle Alsace Moldavie ». Par la suite, une procédure diligentée auprès des différents centres ESAT du Bas-Rhin, (présentation du projet, appel à candidature) devait permettre de sélectionner trois dossiers, en vertu de critères logiques alliant la bonne condition physique et psychologique, une autonomie satisfaisante, ainsi qu'une réelle motivation.
Les trois finalistes, Pascal Kayser de Haguenau, Bruno Wunderlich de Duppigheim/Duttlenheim et Miguel Campos M'bala de Sélestat auront ainsi l'occasion, sous la houlette de leur animateur et accompagnateur Christian Marx, de s'investir dans une action d'entraide aussi salutaire qu'exceptionnelle en mettant à l'épreuve leur sens de responsabilité et de citoyenneté. Durant leur séjour, du 23 juin au 4 juillet à Capallia et sa région, tous trois pourront notamment se rendre compte des différences existant entre cette contrée moldave et l'Alsace quant au confort et qualité de vie. Fiers de représenter leurs nombreux camarades et compagnons d'atelier, ils auront tout loisir de les tenir informés de leurs évolutions, sur site, par l'intermédiaire d'un blog, ou à leur retour, grâce au reportage photographique réalisé dans cette région de Moldavie.
Sans préjuger du résultat de cette escapade courageuse et laborieuse aux confins de l'Union européenne, il y a tout lieu de croire que le souvenir de cette expérience, imprimera durablement la mémoire de ces jeunes travailleurs, qui auront su s'imposer comme des citoyens à part entière au sein de notre société.

Édition des Dernières Nouvelles d'Alsace du Sam 13 juin 2009

vendredi 12 juin 2009

Moldavie: le parlement rabaisse le seuil de participation aux élections


18:02|12/ 06/ 2009

CHISINAU, 12 juin - RIA Novosti.
Le parlement moldave a rabaissé vendredi le taux minimal de participation aux élections afin que celles-ci soient considérées comme valides, le seuil passant de 50% à un tiers des électeurs, rapporte le correspondant de RIA Novosti.

En outre, le parlement a décidé qu'en cas d'annulation des élections en raison d'un abstentionnisme trop élevé, le seuil de participation serait annulé aux élections suivantes.

Les députés ont en outre rabaissé le seuil électoral nécessaire aux partis afin d'être représentés au parlement, qui passe de 6% à 5% des voix.

Ces amendements au Code électoral ont été mis au point par la Commission électorale centrale de Moldavie.

A deux reprises, les députés moldaves ont échoué à élire le nouveau président du pays, censé succéder à Vladimir Voronin. Le 20 mai et le 3 juin, une seule voix a manqué à la première ministre indépendante Zinaida Greceanii pour être élue présidente, 60 voix ayant été obtenues par cette dernière.

Ceci signifie selon la constitution du pays que de nouvelles élections législatives devront être prochainement organisées.

Le résultat des premières élections avaient été contesté par l'opposition qui avait exigé un recomptage des voix. Des actions de protestation à Chisinau avaient dégénéré le 7 avril en troubles massifs.

Moldavie: la dissolution du parlement est légitime (Cour constitutionnelle)

17:15 | 12/ 06/ 2009

CHISINAU, 12 juin - RIA Novosti.

Après deux tentatives infructueuses d'élire le président moldave, la Cour constitutionnelle (CC) a confirmé vendredi le droit du président en exercice Vladimir Voronin de dissoudre le parlement, a annoncé à RIA Novosti le président de CC Dumitru Pulbere.

"Les circonstances qui ont mené à la dissolution du parlement, exposées par Voronin à la Cour constitutionnelle, sont légitimes et objectives", a déclaré M. Pulbere.

A deux reprises, les députés moldaves ont échoué à élire le nouveau président du pays, censé succéder à Vladimir Voronin. Le 20 mai et le 3 juin, une seule voix a manqué à la première ministre indépendante Zinaida Greceanii pour être élue présidente, 60 voix ayant été obtenues par cette dernière.

L'opposition, qui disposait d'une minorité de blocage de 41 députés sur 101, a boycotté le vote.

Le président Voronin a déclaré qu'il comptait dissoudre le parlement et convoquer de nouvelles élections législatives, comme le prévoit la Constitution.

Avant la dissolution, le parlement de 17ème législature compte notamment adopter une série d'amendements visant à permettre au gouvernement d'avoir une "activité normale" dans l'attente des élections anticipées. Un projet de loi vise notamment à permettre au gouvernement d'émettre des ordonnances.

Mécontente du résultat des dernières élections législatives et exigeant un recomptage, l'opposition avait organisé des actions de protestation à Chisinau qui avaient dégénéré le 7 avril en troubles et saccages massifs.

jeudi 11 juin 2009

Moldavie: le gouvernement reconduit avant des législatives anticipées

CHISINAU - Le Parlement moldave a reconduit mercredi le gouvernement communiste de Mme Zinaïda Greceanii jusqu'aux législatives anticipées qui doivent être convoquées, les députés n'ayant pas réussi à élire le nouveau chef de l'Etat.

L'équipe gouvernementale a reçu le soutien de 59 des 101 députés, l'opposition ayant refusé de prendre part au vote.

"L'opposition ne participe pas au vote d'approbation d'un gouvernement qui est en réalité le quartier général de la campagne électorale du Parti communiste et dont le programme est un recueil de promesses populistes et non de mesures anti-crise", a déclaré Vlad Filat, chef du parti libéral-démocrate (opposition).

La Moldavie est plongée dans une crise politique depuis le triomphe des communistes aux législatives du 5 avril. Ces élections, dont le résultat est contesté par l'opposition, ont conduit à des manifestations qui ont dégénéré en émeutes.

L'opposition, qui dispose d'une minorité de blocage au Parlement, a réussi depuis à empêcher l'élection de Mme Greceanii à la présidence du pays, en remplacement de Vladimir Voronine qui, après deux mandats consécutifs, ne pouvait se représenter.

M. Voronine, qui assure l'intérim à la tête de l'Etat tout en ayant été élu président du Parlement, doit dans les jours à venir dissoudre l'assemblée et convoquer de nouvelles législatives.

Coup dur pour les communistes, l'une de leur figure de proue, le député et ancien président du Parlement, Marian Lupu, a annoncé mercredi qu'il quittait le Parti communiste et a refusé de soutenir le nouveau gouvernement.

"Je ne veux pas participer à ces sales jeux politiques qui ont conduit à la scission de la société moldave entre ceux qui sont +avec nous+ et ceux qui sont +contre nous+. C'est pourquoi je quitte le Parti communiste", a-t-il déclaré.

M. Lupu, qui était pressenti pour devenir Premier ministre si Mme Greceanii était élue à la tête de la Moldavie, est considéré comme un réformateur au PC et comme une figure rassurante pour les Occidentaux, alors que Chisinau s'est rapproché ces derniers mois de la Russie.

Il n'a pas souhaité faire part dans l'immédiat de ses intentions politiques et n'a pas indiqué s'il rejoignait ou non l'opposition.

Le PC est au pouvoir depuis 2001 dans cette ex-république soviétique coincée entre la Roumanie et l'Ukraine. Sa politique a alterné depuis entre un rapprochement avec l'Europe et des relations privilégiées avec la Russie.

La Moldavie, qui est considérée comme le pays le plus pauvre d'Europe, compte quelque quatre millions d'habitants, dont une large majorité roumanophone.

(©AFP / 10 juin 2009 14h06)

mercredi 10 juin 2009

Le FMI appelle la Moldavie à corriger d'urgence son déficit public

[ 10/06/09 - 19H23 - AFP ]

Le Fonds monétaire international a appelé mercredi la Moldavie, plongée dans une crise politique profonde, à corriger d'urgence son budget pour réduire un déficit public qui pourrait dépasser l'équivalent de 11% de son produit intérieur brut.
"Une rectification urgente du budget par le Parlement est nécessaire pour parvenir à un meilleur équilibre entre les dépenses de l'Etat et les ressources disponibles", a affirmé dans un communiqué le chef de mission du Fonds à Chisinau, Graeme Justice.
"Sans mesures nouvelles, le déficit budgétaire se creusera à plus de 11% du PIB en 2009, un niveau qui ne peut pas être financé sans imposer de graves tensions à l'économie", a ajouté ce responsable.
Sans cela, "la probabilité d'une récession profonde et prolongée va continuer à croître", d'après lui.
Le pays est-européen est en crise politique depuis deux mois, après le triomphe des communistes aux législatives d'avril, qui a été non seulement contesté par l'opposition mais a aussi entraîné des émeutes.
Le Parlement a reconduit mercredi le gouvernement communiste mais devrait être dissous du fait de son incapacité à élire un président, à cause du blocage provoqué par l'opposition.
Le FMI s'est dit "prêt à soutenir la Moldavie de quelque manière que ce soit", offrant "une assistance technique, des conseils en matière de politique économique, ou un soutien financier, si un nouveau gouvernement devait les demander".
Le Fonds classe la Moldavie parmi les pays les plus pauvres du monde, puisqu'il lui a accordé en 2006 un prêt de 118 millions de dollars dans le cadre de sa "facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance".
Dans ses dernières prévisions, réalisées avant les élections d'avril, le FMI estimait que le PIB baisserait cette année de 3,4%.

mardi 9 juin 2009

Ein bedeutendes Ereignis in der Internatsschule in Calarasi

http://www.proumanitas.org

Das Dach des Schulgebäudes aus der Internatsschule für Kinder mit leichten geistigen Behinderungen in Calarasi war nur teilweise repariert. Dank einer fruchtbaren Zusammenarbeit mit der deutschen Organisation „Schmitz-Hille-Stiftung“, mit der Partnerstadt Bühl und dem Bezirksrat Calarasi und den gemeinsamen Bemühungen wurde der restliche Teil des Daches (insgesamt 980 m²) renoviert. Bei der Übergabe des Projektes war anwesend der Präsident des Bezirksrates Calarasi, Herr Ilie Rau (der zweite vom rechts).




An important event in the boarding school in Calarasi

The roof of the school building from boarding school for children with slight mental handicap in Calarasi was partially repaired. Thanks to a productive cooperation with German organization „Schmitz-Hille-Stiftung“, with Partner town Bühl and District Council Calarasi and thanks to mutual efforts the remainder part of the roof (total surface 980 m²) was renovated. The president of the District Council Calarasi Mr. Ilie Rau (the second from the right) was present at the project presentation.

jeudi 4 juin 2009

Se rendre en Moldavie

Entrée :

Depuis le 1er janvier 2007, les ressortissants de l’union européenne peuvent se rendre en Moldavie sans visa, si le séjour ne dépasse pas 90 jours dans un semestre. Il faut obligatoirement être en possession d’un passeport en cours de validité (important: la durée de validité du passeport doit être supérieure de plus de 6 mois à la date d’entrée sur le territoire moldave).

En cas de dépassement de la durée maximale de séjour autorisée, une amende est infligée au voyageur et une interdiction de territoire de 3 ans lui est signifiée. Pour de plus amples informations sur les conditions éventuelles d’une séjour prolongé, il est recommandé avant votre départ de prendre l’attache des services consulaires de l’ambassade de Moldavie à Paris (http://www.expatries.diplomatie.fr/....

Postes frontières

La date d’entrée sur le territoire moldave doit être attestée par un tampon apposé sur le passeport lors du passage à la frontière. Pour les voyageurs arrivant par avion, cette formalité est effectuée par les gardes-frontières à l’aéroport de Chisinau. Lorsque l’on arrive par la route, il faut veiller à ne passer que par les postes frontières officiels qui sont les seuls à être autorisés à effectuer cette formalité. L’entrée par la Transnistrie ne donne pas lieu à l’apposition d’un tel tampon, ce qui obligera le voyageur à devoir, dès son arrivée, aller régulariser sa situation auprès du bureau des migrations à Chisinau.

Contrôle des ressources avant l’entrée sur le territoire moldave

Depuis le 1er septembre 2001, les autorités moldaves exigent des ressortissants étrangers désirant séjourner en Moldavie la présentation, en espèces, d’un minimum de 250 dollars américains (ou l’équivalent dans une autre monnaie convertible). Les cartes de crédit ne sont pas considérées comme un justificatif de ressources. La non-présentation de cette somme peut entraîner un refus d’entrée sur le territoire moldave.

Utilisation de la carte bancaire

Pour des raisons inconnues, depuis le mois de janvier 2007, il est pratiquement impossible de retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques ou de payer ses achats avec une carte bancaire française. Il est donc indispensable de prendre contact avec votre banque avant le départ et de vous munir des moyens financiers nécessaires à votre voyage. L’ambassade n’a pas la possibilité d’avancer de l’argent.

mercredi 3 juin 2009

Crise politique en Moldavie : des législatives anticipées faute de nouveau Président

Le Courrier des Balkans
Par notre correspondant à Chişinău, Mehdi Chebana

Mise en ligne : mercredi 3 juin 2009
Deux mois après les violentes manifestations anti-communistes de Chişinău, la crise politique s’aggrave en Moldavie. Mercredi 3 juin, le Parlement a une nouvelle fois échoué à élire le successeur de Vladimir Voronine à la présidence du pays. Un échec qui, conformément à la Constitution, devrait entrainer la dissolution imminente du Parlement et la tenue de nouvelles élections législatives.
JPEG - 36.6 ko
Vladimir Voronine et Zinaida Greceanii

Comme le 20 mai dernier, les députes moldaves ont échoué mercredi à élire le futur Président du pays le plus pauvre d’Europe. Il n’a manqué qu’une petite voix à l’actuelle Premier ministre, Zinaïda Greceanii, pour l’emporter, mais l’opposition a joué l’union sacrée en boycottant massivement le scrutin.

Soutenue par l’ensemble des députes du Parti des communistes (PCRM), Zinaïda Greceanii n’a obtenu que 60 voix alors qu’il lui en fallait 61 (les deux tiers des suffrages) pour s’assurer la victoire. Pas un des 41 députes de l’opposition n’a participé au vote.

Selon la Constitution moldave, ce second échec ouvre la voie à la dissolution du Parlement et donc à l’organisation de législatives anticipées. « Étant donné que l’élection a été bloquée tant le 20 mai qu’aujourd’hui 3 juin, les circonstances imposent la dissolution du Parlement », a déclaré Vladimir Voronine fraichement élu à la présidence de l’Assemblée après huit ans passés à la tête du pays.

Aucune date n’a été avancée concernant la tenue des élections législatives anticipées mais, d’après la Constitution, un nouveau vote doit être organisé dans les 45 jours après la signature du décret présidentiel de dissolution.

Délogés du siège du Parlement qui est en travaux depuis les émeutes du 7 avril, les députés moldaves se sont réunis dans un bâtiment d’habitude réservé aux cérémonies officielles. La prochaine séance du Parlement est fixée au 10 juin, date à laquelle les députés devront approuver la formation du gouvernement qui devra conduire le pays jusqu’aux législatives anticipées.

Les communistes ont remporté une large victoire lors des législatives du 5 avril, obtenant 60 des 101 sièges du Parlement. Un succès immédiatement contesté par l’opposition et une partie de la jeunesse moldave qui sont descendus dans les rues de Chişinău pour dénoncer une fraude massive.

Jusqu’à l’élection de son successeur a la tête du pays, Vladimir Voronine assure à la fois la fonction de président du Parlement et celle de Président de la République.

En route pour de nouvelles élections



03.06.2009

L'opposition a gagné, provoquant ainsi des élections anticipées, titre le quotidien moldave Timpul. Le 3 juin, en effet, le Parlement moldave n'est pas parvenu à élire le nouveau président de la République. La candidate du Parti communiste et actuel Premier ministre Zinaida Greceanaïa a échoué d'une voix, les trois partis de l'opposition qui disposent d'une minorité de blocage ayant boycotté le vote. Cette deuxième tentative manquée (après celle du 20 mai) d'élire un nouveau président moldave "est une pure leçon de dignité civique", estime Veaceslav Untila, vice-président de l’alliance Notre Moldavie. "Nous avons assisté à l’enterrement de la prostitution politique."

Conformément à la Constitution en vigueur depuis l'an 2000, c’est le Parlement qui élit le nouveau président. En cas d’échec de la procédure de vote, le président doit dissoudre le Parlement et organiser, dans un délai de quinze jours, des élections anticipées. A l'issue du scrutin et à l’annonce du résultat insatisfaisant, le chef de l'Etat sortant et actuel président du Parlement Vladimir Voronine a déclaré que les élections auraient lieu très probablement en août. Le décret de dissolution de l'Assemblée sera publié le 10 juin, date à laquelle les députés doivent approuver la formation du nouveau gouvernement. Mais l’opposition a déjà annoncé qu’elle préférerait la tenue des élections en septembre.
Les législatives du 5 avril dernier s'étaient soldées par la victoire des communistes, avaient été suivies par des manifestations de rue, qui avaient fait trois morts et plusieurs centaines de blessés, et avaient été marquées par le saccage du Parlement et du siège de la présidence.

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/06/03/en-route-pour-de-nouvelles-elections

La Moldavie dans l’impasse

3 juin

« Les conditions pour une dissolution du Parlement existent », a déclaré sobrement le président sortant moldave, Vladimir Voronine, après l’échec du vote aujourd’hui au Parlement pour l’élection du Président. La candidate du Parti communiste, la Premier ministre, Zinaïda Greceanii, a reçu le soutien des 60 députés de sa formation et seule une voix lui manquait pour être élue ; l’opposition a réussi son coup politique. En provoquant la dissolution du Parlement, Voronine respecte ainsi la Constitution et espère que la Moldavie sortira de l’impasse politique et institutionnelle dans laquelle elle se trouve depuis avril.

En effet, Voronine ayant déjà effectué deux mandats, a du organiser des législatives pour désigner son successeur, mais les élections du 5 avril, remportées par le PC au pouvoir depuis 2001, ont donné lieu à des manifestations émaillées d’émeutes qui ont culminé avec le saccage du siège du Parlement et de la présidence.
La situation est très tendue dans ce pays, le plus pauvre d’Europe. Le président Voronine a nommé Zinaïda Greceanni Premier ministre, espérant trouver un consensus avec l’opposition des libéraux-démocrates : « Je considère que la chose la plus importante est la concorde nationale et le dialogue constructif entre toutes les forces politique ». Mais l’opposition, au nom du « droit moral » se refuse à tout accord avec les communistes. Il faut espérer que les résultats des prochaines élections anticipées permettront d’établir clairement un vainqueur, afin qu’un président puisse être désigné.

Moldavie: pas de président élu, dissolution du Parlement imminente

CHISINAU - Le Parlement de Moldavie, dominé par le Parti communiste, n'est pas parvenu mercredi à élire le nouveau président du pays pour succéder à Vladimir Voronine, ce qui selon la Constitution doit conduire à une dissolution de l'assemblée, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les trois partis d'opposition représentés au Parlement ont boycotté le vote, alors qu'ils disposent ensemble d'une minorité de blocage de 41 députés sur 101.

La candidate du Parti communiste, le Premier ministre Zinaïda Greceanii, a reçu le soutien des 60 députés de sa formation et il a lui dès lors manqué une voix pour être élue.

Un premier vote au Parlement avait échoué le 20 mai.

En conséquence, le président sortant Vladimir Voronine est obligé, selon la Constitution, de dissoudre le Parlement et de convoquer des législatives anticipées.

Les législatives du 5 avril, remportées par le PC au pouvoir depuis 2001, avaient donné lieu à des manifestations émaillées d'émeutes qui ont culminé avec le saccage du siège du Parlement et de la présidence.

(©AFP / 03 juin 2009 12h01)


Moldavie: Voronin propose Greceanii au poste de premier ministre



16:12 | 03/ 06/ 2009

CHISINAU, 3 juin - RIA Novosti.

Vladimir Voronin, qui poursuivra l'exercice des fonctions de président moldave jusqu'à l'élection de son successeur, a proposé mercredi la candidature de Zinaida Greceanii au poste de premier ministre, rapporte le correspondant de RIA Novosti dans la capitale moldave.

Pour la deuxième fois, les députés moldaves ne sont pas parvenus à élire mercredi le nouveau président du pays pour succéder à Vladimir Voronin. Tout comme le 20 mai, une seule voix a manqué cette fois à la première ministre indépendante Zinaida Greceanii pour être élue présidente, 60 voix ayant été obtenues par Mme Greceanii. L'opposition s'est abstenue.

Une semaine a été donnée à Mme Greceanii pour former un nouveau gouvernement. Le parlement moldave se réunira le 10 juin prochain pour examiner le programme du gouvernement et la composition du cabinet des ministres.

D'après la Constitution, M.Voronin doit désormais annoncer la dissolution du parlement et fixer la date des législatives.

La Moldavie toujours sans président, vers la dissolution du parlement



14:44 | 03/ 06/ 2009

CHISINAU, 3 juin - RIA Novosti.

Pour la deuxième fois, les députés moldaves ne sont pas parvenus à élire mercredi le nouveau président du pays pour succéder à Vladimir Voronin, ce qui selon la Constitution doit provoquer la dissolution du parlement.

Deux candidatures ont été soumises au vote, celles de la première ministre indépendante Zinaida Greceanii et de l'ambassadeur moldave en Russie Andrei Neguta.

60 voix ont été obtenues par Mme Greceanii et pas une seule par M.Neguta.

Selon la Constitution moldave, le chef de l'Etat est élu par le parlement au scrutin secret par les deux tiers des voix, soit 61 voix sur 101. Détenant 60 mandats, les communistes ne sont pas en mesure de choisir seuls le chef de l'Etat.

Tout comme le 20 mai, une seule voix a de nouveau manqué aujourd'hui à la première ministre pour être élue présidente.

Suite à l'échec de la première élection, le président sortant et président du parlement Vladimir Voronin avait alors proposé la candidature de Mme Greceanii pour le second tour. La candidature de Neguta avait été proposée par le Parti communiste.

D'après la Constitution, M.Voronin doit désormais annoncer la dissolution du parlement et fixer la date des législatives.

Après le scrutin, M.Voronin a déclaré: "Etant donné que l'élection (du président) a été bloquée tant le 20 mai qu'aujourd'hui 3 juin, les circonstances imposent la dissolution du parlement".

Le Parlement de Moldavie, dominé par le Parti communiste, n'est pas parvenu, mercredi 3 juin, à élire le nouveau président pour succéder à V. Voronine


LEMONDE.FR avec AFP | 03.06.09 | 13h27

Le Parlement de Moldavie, dominé par le Parti communiste, n'est pas parvenu, mercredi 3 juin, à élire le nouveau président du pays pour succéder à Vladimir Voronine, ce qui selon la Constitution doit conduire à une dissolution de l'Assemblée.

Les trois partis d'opposition représentés au Parlement ont boycotté le vote, alors qu'ils disposent ensemble d'une minorité de blocage de 41 députés sur 101. La candidate du Parti communiste, la première ministre Zinaïda Greceanii, a reçu le soutien des 60 députés de sa formation et il lui a, dès lors, manqué une voix pour être élue.

En conséquence, le président sortant Vladimir Voronine est obligé, selon la Constitution, de dissoudre le Parlement et de convoquer des législatives anticipées. Les législatives du 5 avril, remportées par le PC au pouvoir depuis 2001, avaient donné lieu à des manifestations émaillées d'émeutes qui ont culminé avec le saccage du siège du Parlement et de la présidence. Un premier vote au Parlement avait échoué le 20 mai.

FAUTE DE PRÉSIDENT ÉLU - La Moldavie prépare des législatives anticipées

AFP - Le Point

Le Parlement de Moldavie, dominé par le Parti communiste, n'est pas parvenu mercredi à élire le nouveau président du pays, ce qui doit conduire à une dissolution de l'assemblée, alors que les précédentes législatives en avril avaient été suivies d'émeutes.

Il a manqué une voix à la candidate du Parti communiste, le Premier ministre Zinaïda Greceanii, pour être élue. L'opposition, qui dispose d'une minorité de blocage de 41 députés sur 101, a boycotté le vote, tout comme lors d'un premier tour le 20 mai.

Faute d'accord sur un candidat au terme de ces deux consultations, l'assemblée doit être dissoute, conformément à la Constitution.

Tout juste avant le vote, le chef de l'Etat sortant et nouveau président du Parlement, Vladimir Voronine, lui-aussi communiste, avait reconnu que de dernières négociations pour aboutir à un compromis avec les trois partis d'opposition avaient échoué.

"Les conditions pour une dissolution du Parlement existent", s'est-il contenté de dire après l'échec du vote, sans préciser à quelle date celle-ci interviendrait.

M. Voronine avait indiqué toutefois qu'il signerait le décret de dissolution du Parlement après la formation d'un nouveau gouvernement.

"Zinaïda Greceanni est nommée Premier ministre, et doit former le gouvernement", a-t-il déclaré peu après, lisant son décret présidentiel devant les députés.

La prochaine séance du Parlement a été fixée au 10 juin, date à laquelle les députés devront approuver la formation du gouvernement qui devra conduire le pays jusqu'aux législatives anticipées.

Les députés d'opposition, qui s'étaient fixé pour objectif l'organisation de nouvelles législatives, ne reconnaissent pas la validité du scrutin du 5 avril remporté triomphalement par les communistes.

Cette victoire électorale écrasante avait déclenché des manifestations suivies d'émeutes qui ont culminé avec le saccage des sièges de la présidence et du Parlement.

Les députés ont d'ailleurs dû se réunir mercredi dans un palais généralement réservé aux cérémonies officielles, le bâtiment de l'assemblée étant toujours en travaux.

La candidate malheureuse, Mme Greceanii, a tenté une dernière fois de convaincre l'opposition de soutenir sa candidature, promettant d'être à l'écoute des opposants.

"Je considère que la chose la plus importante est la concorde nationale et le dialogue constructif entre toutes les forces politiques", a déclaré cette spécialiste des questions budgétaires et des finances publiques.

Mais l'opposition a rejeté tout compromis : "Nous n'avons pas le droit moral (..) de nous mettre d'accord avec les communistes", a déclaré Vlad Filat, le chef du parti libéral-démocrate.

"Le dialogue est impossible avec ces autorités", avait de son côté prévenu Serafim Urechean, le président de l'Alliance Notre Moldavie.

Le chef de l'Etat sortant, Vladimir Voronine ne pouvait pas se représenter, après deux mandats consécutifs. Afin de rester aux commandes, il avait choisi Mme Greceanii pour lui succéder et décidé de prendre la présidence du Parlement.

La Moldavie, une ex-république soviétique roumanophone de 4,3 millions d'habitants coincée entre la Roumanie et l'Ukraine, est considérée comme le pays le plus pauvre d'Europe. Les communistes, au pouvoir depuis 2001, ont alterné entre une politique pro-occidentale et un rapprochement avec Moscou.

Moldavie: Vers de nouvelles législatives

Le JDD.fr - International 03/06/2009 - 12:53

Le parlement moldave n'a pu élire mercredi le chef de l'Etat, ce qui devrait entraîner la dissolution de l'assemblée et l'organisation de nouvelles élections législatives. Comme lors du premier vote le 20 mai, Zinaïda Greceanii, une alliée du président communiste sortant Vladimir Voronine, a échoué à une voix près, alors que l'opposition boycottait le scrutin. Elle a recueilli 60 voix, au lieu des 61 nécessaires pour assurer son élection. Les trois partis d'opposition, qui comptent 41 députés au total, ont boycotté le scrutin et rompu le dialogue avec les communistes.

Moldavie: réunion de la dernière chance du Parlement pour élire le président

CHISINAU - Le Parlement de Moldavie, dominé par le Parti communiste, se réunissait mercredi pour tenter une dernière fois d'élire le nouveau président du pays, tandis que l'opposition a promis d'user de sa minorité de blocage pour forcer la tenue de législatives anticipées.

Un premier vote avait échoué le 20 mai, le Premier ministre Zinaïda Greceanii, candidate du PC, n'ayant obtenu que 60 voix sur les 61 nécessaires à son élection, les trois partis d'opposition ayant boycotté le vote. Un échec mercredi conduirait à la dissolution du Parlement.

"Je considère que la chose la plus importante est la concorde nationale et le dialogue constructif entre toutes les forces politiques", a déclaré Mme Greceanii devant les députés avant le vote à bulletin secret.

L'opposition a pour sa part promis d'user de sa minorité de blocage de 41 sièges sur 101, alors qu'il ne manque qu'un vote aux communistes pour obtenir la majorité des trois cinquièmes nécessaire à l'élection du président qui doit succéder au communiste Vladimir Voronine, au pouvoir depuis 2001.

"Je vous garantis qu'aujourd'hui sera un jour de fête, les communistes vont comprendre pour la première fois que les gens ne sont pas à vendre (...) ils vont comprendre que les temps ont changé, que l'opposition a changé", a déclaré Serafim Urechean, chef de l'Alliance Notre Moldavie.

"Le dialogue est impossible avec ces autorités", a-t-il ajouté.

Si le Parlement ne parvient pas à un consensus mercredi, de nouvelles élections législatives seront convoquées, alors que le précédent scrutin, le 5 avril, avait provoqué des manifestations ponctuées d'émeutes à la suite de la victoire écrasante des communistes.

Ces violences avaient culminé avec le saccage du siège du Parlement et de la présidence.

Le chef de l'Etat sortant, Vladimir Voronine, qui ne peut se représenter après deux mandats, avait préparé son départ en désignant pour lui succéder Mme Greceanii, une spécialiste des questions budgétaires et des finances publiques.

Il ne quitte pas pour autant la scène politique, s'étant fait élire à la présidence du Parlement, tandis que l'ancien chef de l'assemblée, le communiste Marian Lupu, deviendrait Premier ministre.

La Moldavie, Etat roumanophone coincé entre la Roumanie et l'Ukraine, est considérée comme le pays le plus pauvre d'Europe.

(©AFP / 03 juin 2009 10h16)

lundi 1 juin 2009

Chaos - La Moldavie éclatée

Manifestant à Chisinau, le 7 avril, les opposants au régime communiste sont débordés par la mise à sac du Parlement © REUTERS/Gleb Garanich

Le pays est écartelé entre la Roumanie, tête de pont de l’Europe, et la Russie.

par Anne Nivat

Même en rêve, Natalia Morar, 25 ans, n’avait jamais espéré un tel succès. Le lendemain des élections législatives du 5 avril qui ont donné la majorité absolue aux communistes, Natalia et un groupe d’amis échangent des textos pour organiser sur-le-champ un « flash mob », une manifestation pour dénoncer le truquage du scrutin. Le 7 avril, 10 000 personnes se retrouvent ainsi, une bougie à la main, sur la grande place de Chisinau, la capitale. Ce que Natalia et les siens n’avaient pas prévu, c’est que les casseurs seraient aussi de la fête qui ont mis à sac le Parlement. Et que la police réagirait à la soviétique : plus de 200 arrestations avec à la clé bastonnades et séances de torture dans les commissariats.

Damian Hincu est au nombre des victimes. Kidnappé par des hommes masqués alors qu’il est resté tout l’après-midi à la bibliothèque universitaire, il passe deux journées cauchemardesques au fond d’une cellule, sans boire ni manger, et sous une pluie de coups-matraque, crosse de kalachnikov, bottes-qui lui laissent un bras cassé. « Quand je demandais un avocat, les coups pleuvaient de plus belle », se souvient ce jeune homme blond dont le visage porte encore des ecchymoses. « J’ai reçu une bonne leçon de réalisme politique, affirme-t-il avec amertume. Mais je n’arrive toujours pas à imaginer qu’un pays qui touche des subsides de l’Union européenne depuis des années et qui sera peut-être un jour membre de l’UE puisse tolérer la torture. »

Pulsions séparatistes

De l’inconvénient de la schizophrénie ! Ancienne république soviétique indépendante depuis 1991, la Moldavie-4,3 millions d’habitants-, coincée entre la Roumanie à l’ouest et l’Ukraine à l’est, est située sur une zone de fracture où se mêlent les influences de l’Europe occidentale et celles de la puissante Russie, impériale ou communiste. Finalement, ce qui était la Bessarabie roumaine jusqu’en 1940 a été annexé à l’Union soviétique par Staline en vertu du pacte germano-soviétique. Depuis qu’en 2007 l’Union européenne s’est ouverte à la Roumanie, un pays qui partage langue, traditions et culture avec une grande partie des Moldaves, la bipolarisation de la société s’est exacerbée. Ceux qui parlent roumain et vivent essentiellement dans les campagnes rêvent d’un rattachement à la Roumanie. Les autres, Ukrainiens, Russes, Bulgares et juifs, tous russophones, restent très attirés par le modèle de la Russie postcommuniste. L’écartèlement de la société avait atteint son paroxysme en 1992, avec la sécession de la Transnistrie, la partie la plus industrialisée du territoire, située à l’est du fleuve Dniestr. La « guerre » ne dura que quelques semaines, mais fit plusieurs milliers de victimes. Et même si les armes se sont tues, cet étroit territoire maintenant inféodé à Moscou ressemble aujourd’hui encore à une cicatrice jamais refermée. Car les 1 500 soldats russes qui étaient à l’époque venus à la rescousse des séparatistes sont restés sur place, officiellement en tant que « forces de maintien de la paix ».

Deux fois grande comme le Luxembourg, la Transnistrie a, certes, son gouvernement, sa monnaie, son drapeau, son armée et ses postes frontière, mais aucun pays n’en a reconnu l’indépendance. Véritable abcès entre Tiraspol, la capitale transnistrienne, et Chisinau, la capitale moldave, la question du retour de la province séparatiste au sein de la Moldavie reste un sujet tabou, notamment à cause de l’influence de la Russie sur ce territoire, avec lequel elle ne possède pourtant pas de frontière commune.

Quête d’identité

L’éventualité de l’arrivée au pouvoir à Chisinau d’un dirigeant hostile à Moscou et prônant un rapprochement avec la Roumanie, donc avec l’UE, constitue un scénario catastrophe pour les autorités transnistriennes. « Si la Moldavie n’a pas, d’ores et déjà, été rattachée à la Roumanie, c’est grâce à la Transnistrie ! Car, bientôt, la moitié des Moldaves auront un passeport roumain ! » s’insurge Evgueni Chev-tchouk, ancien policier et actuel président du Soviet suprême (Parlement) de la république autoproclamée. De fait, Bucarest a allégé les procédures qui permettent aux Moldaves de recouvrer leur citoyenneté roumaine ; 800 000 personnes auraient ainsi déposé des demandes de « roumanisation ».

Ironie de l’Histoire : en Transnistrie, où la carte d’identité n’est valable qu’à l’intérieur de la république autoproclamée, la course aux passeports des pays voisins est encore plus effrénée. Ukrainiens, Russes, Bulgares et Moldaves, qui constituent la population de ce territoire, cherchent tous à acquérir des passeports étrangers leur permettant de voyager librement. Ceux des pays membres de l’UE sont les plus recherchés, mais aussi les plus difficiles à obtenir et les plus onéreux sur le marché de la contrefaçon.

Les Transnistriens qui ne veulent ou ne peuvent émigrer, mais ne supportent plus la précarité, se réfugient dans la contestation. Le 1er mai, quelque 400 personnes se sont rassemblées dans un parc du centre de Tiraspol, à l’occasion de la fête des Travailleurs. On y a dénoncé l’inflation, exigé des hausses de salaires et, fait nouveau, « des médias libres et indépendants ». C’est qu’en Transnistrie non plus il n’est pas facile de s’opposer au pouvoir central, concentré depuis dix-huit ans entre les mains du président élu Igor Smirnov, un ancien communiste.

« La situation économique est catastrophique , déplore Irina, une Moldave de 34 ans qui avait travaillé auparavant pour Coca-Cola à Chisinau. Au moins, là-bas, il y a quelques investissements alors qu’ici, à Tiraspol, on ne trouve pas une seule société étrangère ! » Directrice d’un supermarché Sherrif , une chaîne de magasins appartenant à un homme d’affaires en situation de quasi-monopole, également propriétaire des stations d’essence et du réseau de téléphones portables, Irina gagne 700 dollars par mois, un très bon salaire. Elle a trois enfants à charge, car son mari, un Transnistrien depuis quatre générations, ne dispose pas d’un travail stable. Et il refuse de s’installer en Moldavie, où il dit ne pas se sentir à l’aise.

Que ce soit à Chisinau, où l’élite politique, majoritairement communiste, vient d’élire à la tête du Parlement l’ancien président de la République, ou à Tiraspol, où la vie politique semble calquée sur celle de la défunte Union soviétique, les scories de l’Histoire malmènent ces populations en quête d’identité. Et pour longtemps encore : « La Moldavie, dans ses frontières actuelles, ne constitue pas encore un Etat digne de ce nom, explique Vitalie Nagacevschi, ancien représentant du gouvernement moldave auprès de la Cour européenne des droits de l’homme et fraîchement élu député de l’opposition. Notre population ne sait tout simplement pas qu’il est possible de vivre autrement : avec, par exemple, de l’eau qui coule au robinet, et sous un régime qui soit une démocratie réelle et non virtuelle. »


Publié le 28/05/2009 - Modifié le 01/06/2009 N°1915 Le Point