vendredi 5 juin 2009
jeudi 4 juin 2009
Se rendre en Moldavie
Depuis le 1er janvier 2007, les ressortissants de l’union européenne peuvent se rendre en Moldavie sans visa, si le séjour ne dépasse pas 90 jours dans un semestre. Il faut obligatoirement être en possession d’un passeport en cours de validité (important: la durée de validité du passeport doit être supérieure de plus de 6 mois à la date d’entrée sur le territoire moldave).
En cas de dépassement de la durée maximale de séjour autorisée, une amende est infligée au voyageur et une interdiction de territoire de 3 ans lui est signifiée. Pour de plus amples informations sur les conditions éventuelles d’une séjour prolongé, il est recommandé avant votre départ de prendre l’attache des services consulaires de l’ambassade de Moldavie à Paris (http://www.expatries.diplomatie.fr/....
Postes frontières
La date d’entrée sur le territoire moldave doit être attestée par un tampon apposé sur le passeport lors du passage à la frontière. Pour les voyageurs arrivant par avion, cette formalité est effectuée par les gardes-frontières à l’aéroport de Chisinau. Lorsque l’on arrive par la route, il faut veiller à ne passer que par les postes frontières officiels qui sont les seuls à être autorisés à effectuer cette formalité. L’entrée par la Transnistrie ne donne pas lieu à l’apposition d’un tel tampon, ce qui obligera le voyageur à devoir, dès son arrivée, aller régulariser sa situation auprès du bureau des migrations à Chisinau.
Contrôle des ressources avant l’entrée sur le territoire moldave
Depuis le 1er septembre 2001, les autorités moldaves exigent des ressortissants étrangers désirant séjourner en Moldavie la présentation, en espèces, d’un minimum de 250 dollars américains (ou l’équivalent dans une autre monnaie convertible). Les cartes de crédit ne sont pas considérées comme un justificatif de ressources. La non-présentation de cette somme peut entraîner un refus d’entrée sur le territoire moldave.
Utilisation de la carte bancaire
Pour des raisons inconnues, depuis le mois de janvier 2007, il est pratiquement impossible de retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques ou de payer ses achats avec une carte bancaire française. Il est donc indispensable de prendre contact avec votre banque avant le départ et de vous munir des moyens financiers nécessaires à votre voyage. L’ambassade n’a pas la possibilité d’avancer de l’argent.
mercredi 3 juin 2009
Crise politique en Moldavie : des législatives anticipées faute de nouveau Président
- Vladimir Voronine et Zinaida Greceanii
Comme le 20 mai dernier, les députes moldaves ont échoué mercredi à élire le futur Président du pays le plus pauvre d’Europe. Il n’a manqué qu’une petite voix à l’actuelle Premier ministre, Zinaïda Greceanii, pour l’emporter, mais l’opposition a joué l’union sacrée en boycottant massivement le scrutin.
Soutenue par l’ensemble des députes du Parti des communistes (PCRM), Zinaïda Greceanii n’a obtenu que 60 voix alors qu’il lui en fallait 61 (les deux tiers des suffrages) pour s’assurer la victoire. Pas un des 41 députes de l’opposition n’a participé au vote.
Selon la Constitution moldave, ce second échec ouvre la voie à la dissolution du Parlement et donc à l’organisation de législatives anticipées. « Étant donné que l’élection a été bloquée tant le 20 mai qu’aujourd’hui 3 juin, les circonstances imposent la dissolution du Parlement », a déclaré Vladimir Voronine fraichement élu à la présidence de l’Assemblée après huit ans passés à la tête du pays.
Aucune date n’a été avancée concernant la tenue des élections législatives anticipées mais, d’après la Constitution, un nouveau vote doit être organisé dans les 45 jours après la signature du décret présidentiel de dissolution.
Délogés du siège du Parlement qui est en travaux depuis les émeutes du 7 avril, les députés moldaves se sont réunis dans un bâtiment d’habitude réservé aux cérémonies officielles. La prochaine séance du Parlement est fixée au 10 juin, date à laquelle les députés devront approuver la formation du gouvernement qui devra conduire le pays jusqu’aux législatives anticipées.
Les communistes ont remporté une large victoire lors des législatives du 5 avril, obtenant 60 des 101 sièges du Parlement. Un succès immédiatement contesté par l’opposition et une partie de la jeunesse moldave qui sont descendus dans les rues de Chişinău pour dénoncer une fraude massive.
Jusqu’à l’élection de son successeur a la tête du pays, Vladimir Voronine assure à la fois la fonction de président du Parlement et celle de Président de la République.
En route pour de nouvelles élections
03.06.2009
Conformément à la Constitution en vigueur depuis l'an 2000, c’est le Parlement qui élit le nouveau président. En cas d’échec de la procédure de vote, le président doit dissoudre le Parlement et organiser, dans un délai de quinze jours, des élections anticipées. A l'issue du scrutin et à l’annonce du résultat insatisfaisant, le chef de l'Etat sortant et actuel président du Parlement Vladimir Voronine a déclaré que les élections auraient lieu très probablement en août. Le décret de dissolution de l'Assemblée sera publié le 10 juin, date à laquelle les députés doivent approuver la formation du nouveau gouvernement. Mais l’opposition a déjà annoncé qu’elle préférerait la tenue des élections en septembre.
Les législatives du 5 avril dernier s'étaient soldées par la victoire des communistes, avaient été suivies par des manifestations de rue, qui avaient fait trois morts et plusieurs centaines de blessés, et avaient été marquées par le saccage du Parlement et du siège de la présidence.
http://www.courrierinternational.com/breve/2009/06/03/en-route-pour-de-nouvelles-elections
La Moldavie dans l’impasse
En effet, Voronine ayant déjà effectué deux mandats, a du organiser des législatives pour désigner son successeur, mais les élections du 5 avril, remportées par le PC au pouvoir depuis 2001, ont donné lieu à des manifestations émaillées d’émeutes qui ont culminé avec le saccage du siège du Parlement et de la présidence.
La situation est très tendue dans ce pays, le plus pauvre d’Europe. Le président Voronine a nommé Zinaïda Greceanni Premier ministre, espérant trouver un consensus avec l’opposition des libéraux-démocrates : « Je considère que la chose la plus importante est la concorde nationale et le dialogue constructif entre toutes les forces politique ». Mais l’opposition, au nom du « droit moral » se refuse à tout accord avec les communistes. Il faut espérer que les résultats des prochaines élections anticipées permettront d’établir clairement un vainqueur, afin qu’un président puisse être désigné.
Moldavie: pas de président élu, dissolution du Parlement imminente
Les trois partis d'opposition représentés au Parlement ont boycotté le vote, alors qu'ils disposent ensemble d'une minorité de blocage de 41 députés sur 101.
La candidate du Parti communiste, le Premier ministre Zinaïda Greceanii, a reçu le soutien des 60 députés de sa formation et il a lui dès lors manqué une voix pour être élue.
Un premier vote au Parlement avait échoué le 20 mai.
En conséquence, le président sortant Vladimir Voronine est obligé, selon la Constitution, de dissoudre le Parlement et de convoquer des législatives anticipées.
Les législatives du 5 avril, remportées par le PC au pouvoir depuis 2001, avaient donné lieu à des manifestations émaillées d'émeutes qui ont culminé avec le saccage du siège du Parlement et de la présidence.
(©AFP / 03 juin 2009 12h01)
Moldavie: Voronin propose Greceanii au poste de premier ministre
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CHISINAU, 3 juin - RIA Novosti.
Vladimir Voronin, qui poursuivra l'exercice des fonctions de président moldave jusqu'à l'élection de son successeur, a proposé mercredi la candidature de Zinaida Greceanii au poste de premier ministre, rapporte le correspondant de RIA Novosti dans la capitale moldave.
Pour la deuxième fois, les députés moldaves ne sont pas parvenus à élire mercredi le nouveau président du pays pour succéder à Vladimir Voronin. Tout comme le 20 mai, une seule voix a manqué cette fois à la première ministre indépendante Zinaida Greceanii pour être élue présidente, 60 voix ayant été obtenues par Mme Greceanii. L'opposition s'est abstenue.
Une semaine a été donnée à Mme Greceanii pour former un nouveau gouvernement. Le parlement moldave se réunira le 10 juin prochain pour examiner le programme du gouvernement et la composition du cabinet des ministres.
D'après la Constitution, M.Voronin doit désormais annoncer la dissolution du parlement et fixer la date des législatives.
La Moldavie toujours sans président, vers la dissolution du parlement
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CHISINAU, 3 juin - RIA Novosti.
Pour la deuxième fois, les députés moldaves ne sont pas parvenus à élire mercredi le nouveau président du pays pour succéder à Vladimir Voronin, ce qui selon la Constitution doit provoquer la dissolution du parlement.
Deux candidatures ont été soumises au vote, celles de la première ministre indépendante Zinaida Greceanii et de l'ambassadeur moldave en Russie Andrei Neguta.
60 voix ont été obtenues par Mme Greceanii et pas une seule par M.Neguta.
Selon la Constitution moldave, le chef de l'Etat est élu par le parlement au scrutin secret par les deux tiers des voix, soit 61 voix sur 101. Détenant 60 mandats, les communistes ne sont pas en mesure de choisir seuls le chef de l'Etat.
Tout comme le 20 mai, une seule voix a de nouveau manqué aujourd'hui à la première ministre pour être élue présidente.
Suite à l'échec de la première élection, le président sortant et président du parlement Vladimir Voronin avait alors proposé la candidature de Mme Greceanii pour le second tour. La candidature de Neguta avait été proposée par le Parti communiste.
D'après la Constitution, M.Voronin doit désormais annoncer la dissolution du parlement et fixer la date des législatives.
Après le scrutin, M.Voronin a déclaré: "Etant donné que l'élection (du président) a été bloquée tant le 20 mai qu'aujourd'hui 3 juin, les circonstances imposent la dissolution du parlement".
Le Parlement de Moldavie, dominé par le Parti communiste, n'est pas parvenu, mercredi 3 juin, à élire le nouveau président pour succéder à V. Voronine
LEMONDE.FR avec AFP | 03.06.09 | 13h27
Le Parlement de Moldavie, dominé par le Parti communiste, n'est pas parvenu, mercredi 3 juin, à élire le nouveau président du pays pour succéder à Vladimir Voronine, ce qui selon la Constitution doit conduire à une dissolution de l'Assemblée.
Les trois partis d'opposition représentés au Parlement ont boycotté le vote, alors qu'ils disposent ensemble d'une minorité de blocage de 41 députés sur 101. La candidate du Parti communiste, la première ministre Zinaïda Greceanii, a reçu le soutien des 60 députés de sa formation et il lui a, dès lors, manqué une voix pour être élue.
En conséquence, le président sortant Vladimir Voronine est obligé, selon la Constitution, de dissoudre le Parlement et de convoquer des législatives anticipées. Les législatives du 5 avril, remportées par le PC au pouvoir depuis 2001, avaient donné lieu à des manifestations émaillées d'émeutes qui ont culminé avec le saccage du siège du Parlement et de la présidence. Un premier vote au Parlement avait échoué le 20 mai.
FAUTE DE PRÉSIDENT ÉLU - La Moldavie prépare des législatives anticipées
Le Parlement de Moldavie, dominé par le Parti communiste, n'est pas parvenu mercredi à élire le nouveau président du pays, ce qui doit conduire à une dissolution de l'assemblée, alors que les précédentes législatives en avril avaient été suivies d'émeutes.
Il a manqué une voix à la candidate du Parti communiste, le Premier ministre Zinaïda Greceanii, pour être élue. L'opposition, qui dispose d'une minorité de blocage de 41 députés sur 101, a boycotté le vote, tout comme lors d'un premier tour le 20 mai.
Faute d'accord sur un candidat au terme de ces deux consultations, l'assemblée doit être dissoute, conformément à la Constitution.
Tout juste avant le vote, le chef de l'Etat sortant et nouveau président du Parlement, Vladimir Voronine, lui-aussi communiste, avait reconnu que de dernières négociations pour aboutir à un compromis avec les trois partis d'opposition avaient échoué.
"Les conditions pour une dissolution du Parlement existent", s'est-il contenté de dire après l'échec du vote, sans préciser à quelle date celle-ci interviendrait.
M. Voronine avait indiqué toutefois qu'il signerait le décret de dissolution du Parlement après la formation d'un nouveau gouvernement.
"Zinaïda Greceanni est nommée Premier ministre, et doit former le gouvernement", a-t-il déclaré peu après, lisant son décret présidentiel devant les députés.
La prochaine séance du Parlement a été fixée au 10 juin, date à laquelle les députés devront approuver la formation du gouvernement qui devra conduire le pays jusqu'aux législatives anticipées.
Les députés d'opposition, qui s'étaient fixé pour objectif l'organisation de nouvelles législatives, ne reconnaissent pas la validité du scrutin du 5 avril remporté triomphalement par les communistes.
Cette victoire électorale écrasante avait déclenché des manifestations suivies d'émeutes qui ont culminé avec le saccage des sièges de la présidence et du Parlement.
Les députés ont d'ailleurs dû se réunir mercredi dans un palais généralement réservé aux cérémonies officielles, le bâtiment de l'assemblée étant toujours en travaux.
La candidate malheureuse, Mme Greceanii, a tenté une dernière fois de convaincre l'opposition de soutenir sa candidature, promettant d'être à l'écoute des opposants.
"Je considère que la chose la plus importante est la concorde nationale et le dialogue constructif entre toutes les forces politiques", a déclaré cette spécialiste des questions budgétaires et des finances publiques.
Mais l'opposition a rejeté tout compromis : "Nous n'avons pas le droit moral (..) de nous mettre d'accord avec les communistes", a déclaré Vlad Filat, le chef du parti libéral-démocrate.
"Le dialogue est impossible avec ces autorités", avait de son côté prévenu Serafim Urechean, le président de l'Alliance Notre Moldavie.
Le chef de l'Etat sortant, Vladimir Voronine ne pouvait pas se représenter, après deux mandats consécutifs. Afin de rester aux commandes, il avait choisi Mme Greceanii pour lui succéder et décidé de prendre la présidence du Parlement.
La Moldavie, une ex-république soviétique roumanophone de 4,3 millions d'habitants coincée entre la Roumanie et l'Ukraine, est considérée comme le pays le plus pauvre d'Europe. Les communistes, au pouvoir depuis 2001, ont alterné entre une politique pro-occidentale et un rapprochement avec Moscou.
Moldavie: Vers de nouvelles législatives
Le parlement moldave n'a pu élire mercredi le chef de l'Etat, ce qui devrait entraîner la dissolution de l'assemblée et l'organisation de nouvelles élections législatives. Comme lors du premier vote le 20 mai, Zinaïda Greceanii, une alliée du président communiste sortant Vladimir Voronine, a échoué à une voix près, alors que l'opposition boycottait le scrutin. Elle a recueilli 60 voix, au lieu des 61 nécessaires pour assurer son élection. Les trois partis d'opposition, qui comptent 41 députés au total, ont boycotté le scrutin et rompu le dialogue avec les communistes.
Moldavie: réunion de la dernière chance du Parlement pour élire le président
CHISINAU - Le Parlement de Moldavie, dominé par le Parti communiste, se réunissait mercredi pour tenter une dernière fois d'élire le nouveau président du pays, tandis que l'opposition a promis d'user de sa minorité de blocage pour forcer la tenue de législatives anticipées.
Un premier vote avait échoué le 20 mai, le Premier ministre Zinaïda Greceanii, candidate du PC, n'ayant obtenu que 60 voix sur les 61 nécessaires à son élection, les trois partis d'opposition ayant boycotté le vote. Un échec mercredi conduirait à la dissolution du Parlement.
"Je considère que la chose la plus importante est la concorde nationale et le dialogue constructif entre toutes les forces politiques", a déclaré Mme Greceanii devant les députés avant le vote à bulletin secret.
L'opposition a pour sa part promis d'user de sa minorité de blocage de 41 sièges sur 101, alors qu'il ne manque qu'un vote aux communistes pour obtenir la majorité des trois cinquièmes nécessaire à l'élection du président qui doit succéder au communiste Vladimir Voronine, au pouvoir depuis 2001.
"Je vous garantis qu'aujourd'hui sera un jour de fête, les communistes vont comprendre pour la première fois que les gens ne sont pas à vendre (...) ils vont comprendre que les temps ont changé, que l'opposition a changé", a déclaré Serafim Urechean, chef de l'Alliance Notre Moldavie.
"Le dialogue est impossible avec ces autorités", a-t-il ajouté.
Si le Parlement ne parvient pas à un consensus mercredi, de nouvelles élections législatives seront convoquées, alors que le précédent scrutin, le 5 avril, avait provoqué des manifestations ponctuées d'émeutes à la suite de la victoire écrasante des communistes.
Ces violences avaient culminé avec le saccage du siège du Parlement et de la présidence.
Le chef de l'Etat sortant, Vladimir Voronine, qui ne peut se représenter après deux mandats, avait préparé son départ en désignant pour lui succéder Mme Greceanii, une spécialiste des questions budgétaires et des finances publiques.
Il ne quitte pas pour autant la scène politique, s'étant fait élire à la présidence du Parlement, tandis que l'ancien chef de l'assemblée, le communiste Marian Lupu, deviendrait Premier ministre.
La Moldavie, Etat roumanophone coincé entre la Roumanie et l'Ukraine, est considérée comme le pays le plus pauvre d'Europe.
(©AFP / 03 juin 2009 10h16)
lundi 1 juin 2009
Chaos - La Moldavie éclatée
Le pays est écartelé entre la Roumanie, tête de pont de l’Europe, et la Russie.
par Anne Nivat
Même en rêve, Natalia Morar, 25 ans, n’avait jamais espéré un tel succès. Le lendemain des élections législatives du 5 avril qui ont donné la majorité absolue aux communistes, Natalia et un groupe d’amis échangent des textos pour organiser sur-le-champ un « flash mob », une manifestation pour dénoncer le truquage du scrutin. Le 7 avril, 10 000 personnes se retrouvent ainsi, une bougie à la main, sur la grande place de Chisinau, la capitale. Ce que Natalia et les siens n’avaient pas prévu, c’est que les casseurs seraient aussi de la fête qui ont mis à sac le Parlement. Et que la police réagirait à la soviétique : plus de 200 arrestations avec à la clé bastonnades et séances de torture dans les commissariats.
Damian Hincu est au nombre des victimes. Kidnappé par des hommes masqués alors qu’il est resté tout l’après-midi à la bibliothèque universitaire, il passe deux journées cauchemardesques au fond d’une cellule, sans boire ni manger, et sous une pluie de coups-matraque, crosse de kalachnikov, bottes-qui lui laissent un bras cassé. « Quand je demandais un avocat, les coups pleuvaient de plus belle », se souvient ce jeune homme blond dont le visage porte encore des ecchymoses. « J’ai reçu une bonne leçon de réalisme politique, affirme-t-il avec amertume. Mais je n’arrive toujours pas à imaginer qu’un pays qui touche des subsides de l’Union européenne depuis des années et qui sera peut-être un jour membre de l’UE puisse tolérer la torture. »
De l’inconvénient de la schizophrénie ! Ancienne république soviétique indépendante depuis 1991, la Moldavie-4,3 millions d’habitants-, coincée entre la Roumanie à l’ouest et l’Ukraine à l’est, est située sur une zone de fracture où se mêlent les influences de l’Europe occidentale et celles de la puissante Russie, impériale ou communiste. Finalement, ce qui était la Bessarabie roumaine jusqu’en 1940 a été annexé à l’Union soviétique par Staline en vertu du pacte germano-soviétique. Depuis qu’en 2007 l’Union européenne s’est ouverte à la Roumanie, un pays qui partage langue, traditions et culture avec une grande partie des Moldaves, la bipolarisation de la société s’est exacerbée. Ceux qui parlent roumain et vivent essentiellement dans les campagnes rêvent d’un rattachement à la Roumanie. Les autres, Ukrainiens, Russes, Bulgares et juifs, tous russophones, restent très attirés par le modèle de la Russie postcommuniste. L’écartèlement de la société avait atteint son paroxysme en 1992, avec la sécession de la Transnistrie, la partie la plus industrialisée du territoire, située à l’est du fleuve Dniestr. La « guerre » ne dura que quelques semaines, mais fit plusieurs milliers de victimes. Et même si les armes se sont tues, cet étroit territoire maintenant inféodé à Moscou ressemble aujourd’hui encore à une cicatrice jamais refermée. Car les 1 500 soldats russes qui étaient à l’époque venus à la rescousse des séparatistes sont restés sur place, officiellement en tant que « forces de maintien de la paix ».
Deux fois grande comme le Luxembourg, la Transnistrie a, certes, son gouvernement, sa monnaie, son drapeau, son armée et ses postes frontière, mais aucun pays n’en a reconnu l’indépendance. Véritable abcès entre Tiraspol, la capitale transnistrienne, et Chisinau, la capitale moldave, la question du retour de la province séparatiste au sein de la Moldavie reste un sujet tabou, notamment à cause de l’influence de la Russie sur ce territoire, avec lequel elle ne possède pourtant pas de frontière commune.
L’éventualité de l’arrivée au pouvoir à Chisinau d’un dirigeant hostile à Moscou et prônant un rapprochement avec la Roumanie, donc avec l’UE, constitue un scénario catastrophe pour les autorités transnistriennes. « Si la Moldavie n’a pas, d’ores et déjà, été rattachée à la Roumanie, c’est grâce à la Transnistrie ! Car, bientôt, la moitié des Moldaves auront un passeport roumain ! » s’insurge Evgueni Chev-tchouk, ancien policier et actuel président du Soviet suprême (Parlement) de la république autoproclamée. De fait, Bucarest a allégé les procédures qui permettent aux Moldaves de recouvrer leur citoyenneté roumaine ; 800 000 personnes auraient ainsi déposé des demandes de « roumanisation ».
Ironie de l’Histoire : en Transnistrie, où la carte d’identité n’est valable qu’à l’intérieur de la république autoproclamée, la course aux passeports des pays voisins est encore plus effrénée. Ukrainiens, Russes, Bulgares et Moldaves, qui constituent la population de ce territoire, cherchent tous à acquérir des passeports étrangers leur permettant de voyager librement. Ceux des pays membres de l’UE sont les plus recherchés, mais aussi les plus difficiles à obtenir et les plus onéreux sur le marché de la contrefaçon.
Les Transnistriens qui ne veulent ou ne peuvent émigrer, mais ne supportent plus la précarité, se réfugient dans la contestation. Le 1er mai, quelque 400 personnes se sont rassemblées dans un parc du centre de Tiraspol, à l’occasion de la fête des Travailleurs. On y a dénoncé l’inflation, exigé des hausses de salaires et, fait nouveau, « des médias libres et indépendants ». C’est qu’en Transnistrie non plus il n’est pas facile de s’opposer au pouvoir central, concentré depuis dix-huit ans entre les mains du président élu Igor Smirnov, un ancien communiste.
« La situation économique est catastrophique , déplore Irina, une Moldave de 34 ans qui avait travaillé auparavant pour Coca-Cola à Chisinau. Au moins, là-bas, il y a quelques investissements alors qu’ici, à Tiraspol, on ne trouve pas une seule société étrangère ! » Directrice d’un supermarché Sherrif , une chaîne de magasins appartenant à un homme d’affaires en situation de quasi-monopole, également propriétaire des stations d’essence et du réseau de téléphones portables, Irina gagne 700 dollars par mois, un très bon salaire. Elle a trois enfants à charge, car son mari, un Transnistrien depuis quatre générations, ne dispose pas d’un travail stable. Et il refuse de s’installer en Moldavie, où il dit ne pas se sentir à l’aise.
Que ce soit à Chisinau, où l’élite politique, majoritairement communiste, vient d’élire à la tête du Parlement l’ancien président de la République, ou à Tiraspol, où la vie politique semble calquée sur celle de la défunte Union soviétique, les scories de l’Histoire malmènent ces populations en quête d’identité. Et pour longtemps encore : « La Moldavie, dans ses frontières actuelles, ne constitue pas encore un Etat digne de ce nom, explique Vitalie Nagacevschi, ancien représentant du gouvernement moldave auprès de la Cour européenne des droits de l’homme et fraîchement élu député de l’opposition. Notre population ne sait tout simplement pas qu’il est possible de vivre autrement : avec, par exemple, de l’eau qui coule au robinet, et sous un régime qui soit une démocratie réelle et non virtuelle. »
Publié le 28/05/2009 - Modifié le 01/06/2009 N°1915 Le Point
dimanche 31 mai 2009
La Russie soutient les autorités moldaves (Medvedev)
MOSCOU, 29 mai - RIA Novosti. Le président russe Dmitri Medvedev a exprimé son soutien aux autorités moldaves dans la normalisation de la situation dans la république et a noté l'inadmissibilité de la violation de l'identité et de la souveraineté de ce pays.
"Les tentatives faites pour ébranler l'identité et la souveraineté de la Moldavie sont inadmissibles, nous soutenons les dirigeants moldaves dans les efforts visant à normaliser la situation et créer de conditions propices au fonctionnement des organes du pouvoir, pour résoudre les problèmes actuels dans le développement de l'Etat", a indiqué M.Medvedev à la cérémonie de remise de lettres de créances des ambassadeurs de 12 pays.
Une oenologue moldave
BLANQUEFORT, RENCONTRE. Tatiana est d'abord venue en France pour étudier. Elle a fini par y fonder sa famille
La Moldavie est un petit pays d'environ quatre millions d'habitants, situé tout à l'est de l'Europe, enclavé entre la Roumanie et l'Ukraine. Capitale : Chisinau, ville dans laquelle est née il y a 26 ans, Tatiana Verhaeghe. Après une licence en technologies des produits alimentaires et un Master 1 en management vitivinicole à l'université technique de Moldavie, elle est d'abord venue à Blanquefort pour un stage de quatre mois sur la commercialisation à Château Dillon en 2006.
De la fierté
Elle est ensuite repartie travailler dans son pays, mais elle est vite revenue à Bordeaux pour y suivre un Master 2 management commercial du vin et des spiritueux à l'université Montesquieu de Bordeaux IV. Pour cela, elle a obtenu une bourse excellence Eiffel attribuée par le ministère français des Affaires étrangères, dont elle est très fière ! « C'est une chasse aux cerveaux pour la coopération internationale. Il n'y a que 350 personnes au monde qui l'ont obtenue ! » Elle a aussi rencontré l'amour et fait un bébé. Maintenant, la Moldave - qui parle le français, le russe et le roumain, tâtonne en anglais et en italien -, cherche du travail dans le commerce du vin.
Le grenier de l'ex-URSS
Elle n'ira pas voter, faute d'informations, en revanche elle a un avis sur la question : « Comparée à l'ex-Union soviétique, l'Europe bénéficie d'une construction démocratique concertée et sans cesse remise en question. C'est un avantage certain pour tous ceux qui souhaitent librement circuler dans des pays qui savent conserver leurs différences tout en adoptant des politiques communes. Avant, mon pays était le grenier à fruits et légumes "biologiques" de l'ex-Union soviétique. Le vin représentait 9 % du PIB moldave et nous savions répondre dans un délai court à des commandes spécifiques en terme de packaging. J'espère trouver en France des contextes professionnels aussi motivants. Mon objectif à long terme est de créer un cabinet de consulting qui serait un intermédiaire entre les entreprises françaises et les entreprises moldaves, afin de travailler dans l'agroalimentaire et le vin avec les pays de l'Est. »
OEnologue, Tatiana vient de participer au concours des vins de Bordeaux comme membre du jury Médoc. Naturellement tournée vers l'international, dès 2003, elle avait fait des stages scientifiques et pratiques en Roumanie et au Québec.
http://www.sudouest.com/gironde/actualite/rive-gauche/article/606046/mil/4596246.html
Moldavie : Dieu s'invite au Parlement
29.05.2009 | Jurnal de Chisinau
Le Parlement aurait dû élire le nouveau président de Moldavie, le jeudi 28 mai", écrit Jurnal de Chisinau. C'était la deuxième tentative, à la suite de l'élection, le 5 avril, d'un nouveau Parlement majoritairement communiste. La précédente tentative, le 20 mai, avait en effet échoué à cause du nombre insuffisant des voix : 60, au lieu de 61 nécessaires [sur un total de 101 députés].
"Mais la réunion de ce matin a duré exactement onze minutes", relate le quotidien moldave. Car le chef des députés du Parti communiste moldave (PCM) , dont est issu l’actuel président Vladimir Voronine, a invoqué… Dieu. Maria Postoico a demandé l’ajournement du vote, parce que ce 28 mai était jour de l’Ispas (l'Ascension), expliquant que "ce n'était pas la bonne date pour discuter et débattre de questions majeures pour le pays". Les communistes ont voté comme un seul homme en faveur de ce report.
L'élection du président a donc été repoussée au 3 juin. L’opposition estime que les communistes ont agi ainsi par crainte d’un nouveau rejet. "Ils savent que cela signifierait la dissolution du Parlement et l’organisation de nouvelles élections", affirme Serafim Urechean, président du parti Notre Moldavie (AMN). "Ils n’ont pas eu peur de Dieu, mais peur de la voix qui leur manque pour arriver à leurs fins !"
Sur le même sujet
samedi 30 mai 2009
Berry et Moldavie : des liens à pérenniser
et la Moldavie pourraient se développer. Au-delà de l'Union européenne.
Lundi 8 juin, l'association Berry - Moldavie tiendra son assemblée constitutive au collège Jean-Valette. « Le siège sera soit au collège soit au logement de fonction du collège », note Fabrice Dubus, professeur qui avait accompagné les élèves du collège l'été dernier en Moldavie.
Les échanges entre le collège Jean-Valette et l'antenne de Nisporeni de l'Alliance française de Moldavie vont donc dépasser le simple cadre scolaire. Non pas qu'ils soient remis en question. Mais c'est une façon de les pérenniser. « Pour le moment, ces échanges fonctionnent bien mais ils reposent sur des personnes. Les personnes peuvent changer et tout peut être remis en cause. » Le but premier est donc de continuer à assurer les échanges.
Séduits par les Moldaves
L'autre raison de constitution d'une association est également de rendre les choses plus pratiques et simples dans le fonctionnement. « L'an passé, nous avions peiné à trouver le budget. Et rien ne dit que dans les années à venir, les partenaires institutionnels et privés qui avaient financé les deux tiers de notre voyage continuent de nous aider. » Rifles, ventes, tombola… pourraient permettre de constituer un petit pécule pour aider les Français à partir mais aussi prendre en charge certains frais – chose qu'un collège ne peut se permettre – des Moldaves en France. Autre facilité, celle de pouvoir compter sur un certain nombre de personnes prêtes à assurer le rôle de famille d'accueil lors de la venue des jeunes Moldaves. A l'heure où l'on se prépare à voter pour élire des députés européens, ces jeunes Moldaves montrent plus que leur intérêt pour notre pays et l'Europe. Et ce même si le pays reste très fortement sous influence russe. « Ils sont très demandeurs, reconnaît Fabrice Dubus. Mais les Français aussi ont été conquis et séduits par la qualité et la gentillesse de ces enfants. »
Olivier Pirot
nr.saintamand@nrco.fr
http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=18&num=1250542
vendredi 29 mai 2009
Urechean, Président de la République de Moldova - une farce ou calcul politique?
"Eu vreau şi voi fi preşedintele ţării!", a spus liderul Alianţei Moldova Noastră (AMN), Serafim Urechean, declaraţie lansată după şedinţa Parlamentului de joi, când majoritatea comunistă a amânat pentru 3 iunie alegerea şefului statului programată iniţial pentru şedinţa din 28 mai, pretextând că nu doreşte să provoace tensiuni în ziua de Înălţare.
Presa afiliată puterii a preluat imediat declaraţia şi susţine că Urechean e gata să deblocheze criza politică cu condiţia ca şeful statului să fie din partea opoziţiei, notează portalul informaţional Unimedia.
În replică, ceilalţi doi lideri politici din opoziţiei – Vlad Filat, preşedintele Partidului Liberal Democrat din Moldova (PLDM), şi Mihai Ghimpu, preşedintele Partidului Liberal (PL) – susţin că declaraţia lui Serafim Urechean este "o glumă".
Poziţia politicienilor este susţinută şi de către analistul Igor Boţan, care declară că "Urechean este un om vesel" şi că, în acest moment, "alte candidaturi la funcţia de şef al statului nu mai pot fi înaintate".
Comuniştilor le lipseşte însă un singur vot pentru a alege un şef de stat, ceea ce le-ar asigura stabilitatea la guvernare pentru viitorii patru ani.
Explicaţiile date în locul lui Urechean de liderii de opoziţie şi analişti seamănă mai mult cu o încercare de a-l determina pe acesta să nu facă gesturi pripite şi de a "linişti ursul". AMN a fost plasat pe ultimul loc printre formaţiunile intrate în Parlament, cu 9,77%, iar în ultimii doi ani pare să fi pierdut o parte importantă de electorat (la localele din 2007 AMN a luat 17 %), pe fundalul ascensiunii spectaculoase a altor două formaţiuni – Partidul Liberal Democrat din Moldova şi Partidul Liberal. Surse politice au declarat pentru NewsIn că un recent sondaj intern realizat de partidele de opoziţie în perspectiva unor eventuale alegeri anticipate plasează AMN în preajma limitei pragului electoral de 6%.
Acest aspect nu poate să nu îngrijoreze liderul formaţiunii care riscă să nu mai ajungă în Parlament. Pe de altă parte, Urechean nu poate să nu fie conştient de faptul că dacă va fi votat şef de stat de comunişti, partidul său, cu un electorat anticomunist, va dispărea de pe scena politică. În aceste condiţii, miza declaraţiei de joi a lui Urechean poate fi de fapt obţinerea unei poziţii mai bune pe o eventuală listă comună a opoziţiei la alegerile parlamentare anticipate.
Directorul Institutului pentru Dezvoltare şi Iniţiative Sociale Viitorul de la Chişinău, Igor Munteanu, spune că Urechean nu poate să nu fie conştient de faptul că funcţia de şef al statului poate fi dată în acest moment de preşedintele partidului de guvernământ Vladimir Voronin unui lider de opoziţie.
"Declaraţiile lui Urechean sunt mai degrabă o testare a reacţiilor comuniştilor, mai ales în condiţiile în care AMN şi Urechean au impresia că au pierdut destul de mult din sprijinul electoratului pe care îl aveau la localele din 2007. Şi semnalul de a merge la anticipate ar putea să provoace angoasa membrilor partidului. Iar ca să evite asocierea partidului cu alegerile anticipate, pe care probabil nimeni nu le poate evita totuşi în acest moment, preşedintele Urechean încearcă să plaseze responsabilitatea pentru aceste alegeri pe cei care nu sunt suficient de flexibili ca să aibă un dialog eficient cu partidele de opoziţie – pe Partidul Comuniştilor", comentează Igor Munteanu.
Potrivit analistului, unitatea celor trei partide de opoziţie din Republica Moldova care au trecut pragul electoral "nu trebuie să fie generalizată sau absolutizată" – partidele sunt diferite şi faptul că ele au format o anumită unitate de conjunctură denotă că au pretenţii comune faţă de actuala guvernare şi faţă de problemele din procesul electoral.
"Există a anumită marjă de manevră în care un preşedinte de partid se poate juca cu mesajul, cu 'mixajul sunetului', să zicem aşa, fără să prejudicieze imaginea formaţiunii sale şi sper că prin acţiunile care vor urma Urechean se va menţine în această marjă. Dacă va exagera foarte mult, atunci îşi va face un mare deserviciu, pentru că electoratul celor trei partide din opoziţie reacţionează pozitiv la idea de unificare şi de unitate a forţelor. Îndepărtarea de această poziţie ar putea fi penalizată chiar şi de către membrii acestui partid. Nu-i doresc nimănui să piardă încrederea nu doar a electoratului, dar şi a membrilor propriului partid", avertizează Igor Munteanu, directorul Institutului pentru Dezvoltare şi Iniţiative Sociale Viitorul de la Chişinău.
Şi analistul independent Vlad Lupan crede că Serafim Urechean este conştient de faptul că prin eventuala sa coalizare cu PCRM îşi expune partidul la aceleaşi probleme pe care le-au avut alte partide ce au coalizat cu comuniştii – adică dispariţia formaţiunii de pe scena politică şi culpabilizarea sa personală pentru perpetuarea guvernării comuniste.
"Nu trebuie să uităm şi faptul că PCRM a declarat că va limita constituţional puterile preşedintelui Republicii Moldova, pentru că Vladimir Voronin, care nu mai poate deţine această funcţie după ce a ocupat-o opt ani, nu vrea să lase hăţurile din mâinile sale. Cu atât mai mult Voronin nu va admite ca un actor politic atât de experimentat cum este Urechean să influenţeze într-o manieră decisivă politica din Republica Moldova. Sunt convins că aceste argumente au fost analizate de liderul AMN şi deci trebuie să interpretăm aceste declaraţii prin altă prismă, eventual prin cea a unor alegeri parlamentare anticipate şi a faptului că la 3 iunie nu se va vota nicio candidatură pentru funcţia de preşedinte", spune Vlad Lupan. El crede că Urechean vrea de fapt să demonstreze că Partidul Comuniştilor este cel responsabil pentru faptul că o soluţie amiabilă cu partidele de opoziţie pentru alegerea şefului statului nu a fost găsită.
"În condiţiile în care evenimente de până acum au demonstrat că nu există garanţii reale prin care să fie asigurată o coalizare echitabilă a forţelor politice moldovene, trebuie să înţelegem că orice discuţie în ceea ce priveşte o eventuală înţelegere dintre liberali şi PCRM nu este decât o discuţie pe marginea implementării unor condiţii de revenire la normalitate, de fapt, de construcţie a unei normalităţi. Nu este doar o discuţie despre cine va fi preşedintele – pentru că figura preşedintelui nu va fi atât de importantă. Este vorba despre o revenire la normalitate, de construcţia instituţiilor democratice, ca o precondiţie pentru viitoarele alegeri anticipate. Deja după aceste alegeri se va putea discuta, în anumite circumstanţe, cine va fi preşedintele şi prim-ministrul şi dacă există sau nu vreo formulă de cooperare", a spus Vlad Lupan.
Analistul spune că după aceste eventuale alegeri parlamentare care vor avea loc cel mai probabil în vară şi în situaţia în care din nou procentajul partidelor de opoziţie va fi apropiat de cel al comuniştilor, clasa politică va fi obligată să se gândească la compromisuri, având în vedere şi responsabilitatea faţă de societate. Asta pentru că o nouă criză politică, repetată şi după anticipate, va duce la rămânerea în funcţie a actualului preşedinte Voronin, fără Parlament, pentru că organizarea de două ori în acelaşi an a unor alegeri parlamentare anticipate nu este admisă de legislaţia moldovenească.
"Evident că atunci toţi actorii politici vor trebui să ia decizii dificile. Este greu de spus cum vor evolua lucrurile, în condiţiile în care cuvântul trădare este unul foarte greu în plan politic. Însă va trebui să fie găsită o soluţie prin care să fie identificat compromisul care să respecte interesul cetăţeanului Republicii Moldova. Tocmai din această prismă cred că trebuie tratată declaraţia lui Urechean, care încercă să demonstreze că trebuie să existe o flexibilitate mai mare din partea Partidului Comuniştilor", conchide Vlad Lupan.
El spune că, incontestabil, Urechean îşi doreşte să devină preşedinte al Republicii Moldova, dar că acesta trebuie să fie realist.
"Şi ceilalţi lideri din opoziţie apreciază corect declaraţiile lui Urechean şi înţeleg că el nu a ars podurile între partidul său şi celelalte partide liberale, ci mai degrabă a dat un semnal guvernării. Din puctul meu de vedere, cred că Urechean rămâne ferm convins de faptul că doar o serie de reforme şi de condiţii proeuropene şi prodemocratice vor putea să aducă Republica Moldova la o normalitate – şi aceste deziderate constituie platforma celor trei partide de opoziţie – deci Urechean nu s-a îndepărtat de la această platformă", arată analistul independent Vlad Lupan. (Analiză realizată de NewsIN)